Activités pratiques

Lorsque des petits à peine âgés de 2 ans ½ entrent dans la classe, nous leur montrons tout d’abord les gestes dits préliminaires. Nous l’avons vu, ces gestes les préparent à l’autonomie et au développement de leurs fonctions exécutives. Viennent ensuite les activités pratiques, à présenter très rapidement après les exercices préliminaires, car elles en sont un prolongement plus élaboré.

Activités pratiques

Voici la liste exhaustive des activités pratiques que nous avons présentées aux enfants de Gennevilliers. La présentation de chaque activité est maintenant disponible en vidéo.

Liste pratique modifiéeNous vous conseillons de présenter toutes ces activités avant l’âge de 4 ans 1/2. Autrement dit, elles peuvent être présentées dès l’entrée en Petite section, et dans l’idéal, jusqu’au milieu de Moyenne section. En effet, des enfants plus âgés seraient bien moins intéressés que des petits à ouvrir et fermer des pinces à linge, à balayer, à boutonner et déboutonner un vêtement, etc. La difficulté des activités pratiques listées ci-dessus n’est plus assez challengeante pour la plupart des enfants âgés de plus de 5 ans. Ainsi, pour des enfants plus âgés, il serait très intéressant de proposer d’autres activités, avec une difficulté plus intéressante tout en gardant le même principe (pratique, culturel, ordonné et avec un objectif défini) comme tresser, tricoter, s’occuper d’un potager, construire des cabanes ou de petits meubles en bois, préparer un repas – une salade de fruits ou de légumes par exemple, ou encore confectionner de petits vêtements, etc. Malheureusement, le cadre architectural d’une classe limite considérablement ce genre d’activités pratiques, qui demanderaient l’accès à d’autres salles.

Revenons à notre liste. Nous vous conseillons vivement de choisir des objets cassables, esthétiques, adaptés à la taille et à la force des enfants. Le matériel doit toujours être propre et en bon état. Il doit attirer l’attention des enfants et l’inviter indirectement à en prendre soin.

Pourquoi des activités si quotidiennes ? 

Nous avons vu avec la plasticité cérébrale que les neurones de l’enfant se connectent et créent des réseaux spécialisés à partir de ses expériences répétées. Ainsi, simplement en vivant à nos côtés, il incarne nos habitudes dans les fibres de son cerveau, sans aucun effort. Puis, spontanément, il exprime à l’extérieur ce qui s’est préalablement encodé à l’intérieur : un beau matin, nous rions de voir notre enfant faire comme nous, de vouloir balayer comme nous, de parler comme nous, de bouger comme nous ou de réagir comme nous : il reproduit les habitudes de son milieu qui ont directement structuré son cerveau. Et, en les rejouant, il renforce les circuits neuronaux déjà existants et poursuit sa spécialisation à son milieu. C’est ainsi que l’être humain construit la longue chaîne de l’histoire de l’Humanité. L’être humain est donc fondamentalement un être d’adaptation, qui très jeune, affiche une grande satisfaction ainsi qu’une grande joie à reproduire ce qu’il observe dans son environnement direct.

Et, surprise – la nature serait-elle bien faite ? – lorsque le jeune enfant reproduit le quotidien avec lequel son cerveau s’est structuré ; lorsqu’il mange seul, lave son assiette, met ses chaussures, coupe des fruits, aide son petit frère à s’habiller, il challenge ses compétences exécutives en pleine formation : il doit focaliser son attention en inhibant toute distraction (contrôle inhibiteur), il doit garder en mémoire les différentes étapes et les planifier (mémoire de travail), corriger les gestes et les stratégies inadaptées (flexibilité cognitive). Même chose lorsqu’il essaie de boutonner sa chemise, de se moucher ou de s’occuper d’une plante, de râper des carottes, de balayer ou simplement de ranger ses affaires. Autrement dit, en lui laissant la possibilité d’être actif dans son quotidien, nous permettons au jeune être humain non seulement de poursuivre sa spécialisation culturelle, mais également de construire les compétences-socles de son intelligence qui sont, à cette période, en plein développement.

Faire le ménage à 4 ans pour un avenir meilleur.

Une étude longitudinale confirme que participer aux tâches quotidiennes dès 3 ans, prépare non seulement à la spécialisation culturelle, mais permet également le développement de l’intelligence. La chercheuse Marty Rossmann a étudié le style de vie de 84 enfants, à l’âge de 3 ans, à 10 ans, à 16 ans, et vers 25 ans. Les résultats sont étonnants : les enfants ayant participé aux tâches ménagères dès 3 ans avaient une maîtrise de soi, un sens des responsabilités et une autonomie plus développés à l’âge adulte par rapport à ceux qui n’avaient pas effectué de tâches ménagères, ou qui avaient commencé à l’adolescence. Ils avaient également de meilleures relations avec leurs familles et leurs amis (on sait que le développement des compétences exécutives favorise de bonnes relations sociales), de meilleures performances académiques, et étaient plus indépendants financièrement. Elle en conclut que la participation aux tâches domestiques à l’âge de 3 ans (et donc en pleine période biologique de développement des compétences exécutives) avait été un critère plus déterminant que le QI pour la réussite à l’âge adulte. Autorisons donc nos enfants de 3 ans – qui ne demandent que ça – à passer le balai !

L’intelligence se construit, prenons-la au sérieux.

Soyons vigilants. N’attendons pas de substituts de réalité – telles que les dînettes en plastique – qu’ils aident nos enfants à développer leur intelligence exécutive. Donnons aux enfants des motifs d’imitation réels. Tout d’abord parce qu’ils sont intéressés par les objets que nous utilisons (spécialisation au milieu) ; ensuite parce que de faux objets ne permettent pas à l’enfant d’exercer ses compétences exécutives : ils n’offrent ni but réel, ni contrôle de l’erreur. Sans but réel, l’enfant n’a pas à planifier les étapes et à les garder en mémoire pour atteindre un objectif (mémoire de travail), et n’a, par conséquent pas besoin d’ajuster les étapes et ses stratégies (flexibilité cognitive). Une assiette en plastique utilisée brusquement ne casse pas, elle n’offre donc aucun feedback immédiat et ne permet pas à l’enfant d’ajuster ses gestes, ni de canaliser son attention (contrôle inhibiteur). Dînette en plastique, aliments en plastique, faux objets, fausse cuisine, faux instruments de musique, et autres substituts de notre réalité seront bientôt cassés, égarés ou oubliés. Nos enfants s’en lasseront vite et il en faudra d’autres, plus colorés, plus ceci ou plus cela, et la spirale infernale s’enclenche : cela ne sera jamais assez. Et c’est bien normal, leur intelligence ne peut s’exercer avec de tels objets : ils simulent la réalité sans jamais atteindre l’intérêt d’un objet réel utilisé par l’adulte, et frustrent l’intelligence exécutive en plein développement.

Donnons-leur de vrais objets, faisons-leur couper de vrais légumes et des fruits pour préparer le repas, laissons-les s’occuper d’enfants plus petits (vous verrez qu’ils auront moins besoin de poupées), montrons-leur comment mettre la table, etc. Donnons-leur accès à la réalité quotidienne de leur culture. Fiers de l’indépendance qu’ils conquièrent avec dignité, et portés par des capacités exécutives solidement ancrées, les enfants développent rapidement confiance en eux, autodiscipline, autonomie, et persévérance. Recentrons-nous sur l’essentiel, avant d’avoir besoin de jouets, nos enfants ont besoin de partager nos vies. 

Dans la classe.

Pour le moment, malgré nous, la classe a tendance à couper l’enfant du monde et de sa réalité quotidienne. C’est exactement pour cette raison que Maria Montessori ne souhaitait pas ouvrir d’écoles. Elle pensa des maisons d’enfants – non des écoles, mais de vraies maisons – où les enfants pouvaient vivre et participer à la vie quotidienne du matin au soir, dans des locaux disposant d’une vraie cuisine, d’un vrai salon, d’une pièce pour des activités plus calmes, d’un jardin qui restait constamment accessible, etc. Il faut donc dans nos écoles, bien garder cela en tête et tenter de recréer autant que faire se peut, une réalité vivante et quotidienne.

Proposer des plateaux.

Pour aider l’enfant à développer ses compétences exécutives et le préparer aux tâches quotidiennes, Maria Montessori pensa des plateaux d’activités. Cette idée de présenter sous forme de plateaux est intéressante car elle permet à l’enfant d’entrer de façon progressive et cumulative dans les apprentissages. Par exemple, les premiers plateaux pratiques isolent un geste comme ouvrir et fermer des pinces à linge ou presser une éponge. Les enfants s’y exerce de façon isolée et, lorsque ces gestes commencent à être acquis, des activités plus complexes – comme par exemple laver du linge – qui demandent aux enfants de savoir ouvrir et fermer des pinces à linge ou de savoir presser une éponge, sont présentées. Ainsi, les enfants s’exercent dans un espace sécurisant, n’offrant qu’une seule difficulté à la fois : lorsqu’un geste difficile est acquis, un autre peut lui être additionné.

Présenter comme les exercices préliminaires.

Chacun son tour : l’enfant doit attendre son tour, c’est à dire la fin de la démonstration faite par l’adulte. Il doit ainsi inhiber son désir de faire jusqu’à la fin de la présentation, tout en gardant en mémoire la succession de gestes à exécuter et le but à atteindre. Il entraîne alors de façon extrêmement efficace son contrôle inhibiteur et sa mémoire de travail

La démonstration est individuelle : Pourquoi ? Parce qu’à 3 ans, le contrôle inhibiteur et la mémoire de travail d’un enfant sont faibles. Ainsi, si la présentation avait lieu avec 2 ou 3 camarades, l’enfant oublierait les gestes montrés par l’adulte, le temps que les autres réalisent les gestes chacun leur tour ; il n’aurait par ailleurs pas la capacité de patienter pendant que 2 ou 3 autres de ses camarades s’exercent.

Le but est explicite : l’adulte annonce clairement le but à l’enfant. « Je vais te montrer comment bien tenir une cuillère ». C’est un point capital, car, sans objectif, il n’y a besoin ni de garder en mémoire des informations, ni de les planifier, ni de rester flexible dans ses stratégies, puisque de toutes façons, il n’y a aucun but défini.

La démonstration est exacte et possède un ordre logique : l‘exactitude et la logique de la démonstration génère un immense plaisir chez l’enfant car elles challengent ses fonctions exécutives en plein développement. En effet, pour rester logique et exact, il va devoir mémoriser davantage l’ordre et la précision des gestes ; il va devoir davantage contrôler ses gestes, et enfin il devra davantage revoir ses stratégies pour atteindre l’exactitude proposée.

La démonstration est silencieuse (autant que possible) : Parler lors de la démonstration parasiterait l’absorption des gestes. Si l’on souhaite apporter aux enfants des notions de vocabulaire, faisons-le avant ou après avoir fait la démonstration.

Insister sur le contrôle de l’erreur : lorsque nous disons à l’enfant que nous allons lui montrer comment ouvrir et fermer des cadenas, nous attirons son attention sur le « clic » qui confirme que le cadenas est bien fermé. S’il n’entend pas le « clic » c’est que le cadenas n’est pas correctement fermé. L’enfant peut alors se perfectionner tout seul en répétant autant qu’il le souhaite, et sans avoir besoin du retour de l’adulte puisqu’il peut lui-même percevoir son erreur.

L’objectif doit être culturel.

Vous connaissez sans doute ces activités pratiques que l’on nomme “Montessori” et où l’enfant doit faire passer des lentilles d’une coupelle à l’autre avec une pince à épiler, ou alors celle où l’enfant doit mettre des marrons dans une boite à oeufs avec une pince à cornichons. Attention. Les activités pratiques doivent préparer à un geste ou une activité culturelle. Or, je ne connais pas de culture où l’on prenne des pois cassés avec une pince à épiler, et où l’on dispose des marrons dans des boites à oeufs – qui plus est avec une pince à cornichons. Ce genre d’activités aplatissent clairement le propos de Maria Montessori en le didactisant : les activités pratiques sont alors réduites à des activités visant à exercer le contrôle visuo-moteur, sans lien intelligent avec la culture du milieu. Il est important que l’objectif proposé fasse sens culturellement. Point de didactique bête et méchante. Nous voulons du sens, de la vie, de la dimension, de la profondeur.  

Par ailleurs, pour que ces activités fassent sens culturellement, il est important de les adapter en fonction de la culture du pays. Ainsi, nous invitons les enseignants d’Afrique du nord qui nous suivent à proposer – par exemple – des plateaux de service à thé, ou autre activité typique.

A noter : les activités pratiques proposées par Maria Montessori datent de 1907. Notre culture a changé depuis. Les enfants ne grandissent plus vraiment en regardant des adultes astiquer des cuivres. Nous avons gardé cette activité parce que les enfants l’adorent, néanmoins nous proposions également un plateau reprenant les mêmes gestes mais pour nettoyer un miroir – objectif quotidien plus cohérent avec notre époque.

Activités pratiques - fiche

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102 commentaires
  1. Virginie a dit:

    Un nouvel article encore très intéressant… même pour nous parents, à la maison! Merci

      • Virginie a dit:

        Je ne me lasse pas de vous lire! :-) J’avais maintenant quelques questions. Concernant les activités, vous dites qu’elles sont à présenter de 2 ans 1/2 à 4 ans. Mais si je prends l’exemple de mon fils qui est né en tout début d’année, quand il rentrera en maternelle, il aura 3 ans et 9 mois. Est-ce qu’en 4 mois il aura eu le temps de voir toutes les activités? Ne sera-t-il pas « trop tard »? Ne faudrait-il pas aussi ciblé les crèches pour les plus grands? Et est-ce que ces activités pourraient-être proposées à des petits de seulement 2 ans? Merci d’avance pour votre réponse

        • Bonjour Virginie. Vous avez tout à fait raison, dans le cas de votre fils, il serait très intéressant de lui proposer ce genre d’activités avant son entrée en maternelle. Vous pouvez le faire vous même à la maison en l’aidant à participer à la vie quotidienne de votre foyer : étendre le linge, se coiffer, se laver les dents, s’habiller seul, etc. Il en sera ravi !

  2. emilie444 a dit:

    Merci Céline, vivement l’accompagnement fin août!

    • sev43 a dit:

      Tu y vas Emilie ? c’est génial pour toi. Tu me raconteras….

      Merci Céline pour cet article très clair, c’est exactement ce que j’ai appris en formation, et en plus avec des précisions que je n’avais pas tout à fait saisies et qui me paraissent bien plus évidentes maintenant.
      Merci beaucoup !

      • emilie444 a dit:

        oui oui, j’y vais! Je suis impatiente! ;-)

  3. Sandrine a dit:

    Merci.
    Encore une fois votre article est très clair et très enrichissant. Bravo.
    Merci de nous avoir partagé rapidement ces 2 progressions. Cela me laisse encore plus d’un mois pour trouver le matériel et préparer au mieux chaque plateau.

    D’un point de vue « organisation des espaces de la classe », je me doute qu’une partie de votre classe est dédiée aux activités pratiques (mais que les élèves peuvent emmener où ils veulent leur plateau). Est-ce que vous rangiez toutes les activités dans une grande étagère du haut vers le bas et de droite à gauche pour chaque domaine en fonction de la progression ? Où est-ce que les élèves parviennent à s’organiser alors que le balai soit placé près de la serpillière par exemple (fonctions similaires, c’est le cas dans les maisons) ou que les cadre d’habillage soient rassemblés d’un côté et les petits plateaux (pinces à linges, couture, pliage…) soient plus loin (par soucis de gain de place)?

    Si un élève souhaite essayer une activité qu’on ne lui a pas encore présentée : est-ce qu’il est préférable de l’arrêter : « non, d’abord tu dois réussir… » ou faut-il le laisser essayer, il découvrira par lui-même qu’il n’est pas encore prêt ?

    Merci pour tout le temps et l’énergie que vous nous consacrez.

    Sandrine

    • Merci pour votre message Sandrine. Je publierai un article la semaine prochaine sur l’organisation de la classe, qui je l’espère, répondra à la plupart de vos questions « organisationnelles ». Concernant votre deuxième réflexion, nous allons également y répondre cet été, mais pour faire court, il faut trouver la juste mesure entre permettre (si l’enfant commence l’activité de façon plutôt ordonnée car il a beaucoup observé ses camarades plus âgés ou des présentations faites par l’adulte) et orienter vers autre chose (pour ne pas décourager l’enfant avec une activité inadaptée, avec en plus le risque d’impacter négativement l’harmonie de la classe). Nous en reparlerons. Bel été à vous !

  4. CASCALES a dit:

    Merci pour votre partage qui me donne une irrésistible envie d’essayer à mon tour ! Je serai brigade à la rentrée et serai en élémentaire mais si l’occasion se présente d’être en maternelle, j’espère pouvoir mettre en place ce fonctionnement.

  5. Fanny L a dit:

    Wahouuuu c’est très précieux ce que vous nous confiez là! Merci infiniment!!!! Fanny

  6. Cédric Matton a dit:

    Toujours aussi intéressant, à la fois détaillé et précis.
    Merci pour ce partage d’expérience.

  7. Anne a dit:

    J’avais déjà remarqué que bon nombre d’enfants préféraient les objets réels aux jouets en plastique, même colorés.Malgré tout, j’ai moi aussi testé dans ma classe des activités de motricité fine, mais qui n’avaient pas toutes un sens dans le quotidien: Je m’étais bêtement engouffrée dans les activités « de type Montessori » sans réfléchir. Depuis, j’ai lu des écrits de Maria Montessori et j’ai effectivement vu que ça n’avait rien à voir avec ce que je pensais ou ce que j’avais entendu par d’autres. Néanmoins, il me reste encore pas mal de choses à comprendre. Par exemple, je n’avais pas bien saisi l’aspect culturel, mais je vois qu’effectivement, il est très important; Par contre, j’ai une question: une activité ne doit-elle vraiment être présentée qu’après qu’une autre soit acquise? Dans la « vraie » vie, cela peut être très frustrant de devoir se contenter de l’éponge plutôt que d’essorer le linge…
    Dans tous les cas, c’est tellement plus gratifiant pour l’enfant que de faire semblant de faire la vaisselle!
    A bientôt

    • Bonjour Anne, merci beaucoup pour votre message. :)
      Je partage tout à fait votre avis : dans la vraie vie, on ne s’embêterait pas à attendre de maîtriser tel gestes pour faire des gestes plus élaborés : ces activités permettent une progression plus suivie dans le cadre d’une classe, mais il ne faut surtout pas se fermer à la possibilité de laisser un enfant – qui insisterait – de passer à l’étape suivante. Ensuite, selon sa réussite ou non, il est possible qu’il revienne lui-même à l’exercice du geste précédent (ou que vous l’invitiez cette fois avec preuve à l’appui qu’il n’est pas encore tout à fait prêt). Essayez, et gardez comme guide la concentration ordonnée de l’enfant : s’il ne contrôle pas ses gestes (et qu’il « en met partout ») mais qu’il est réellement concentré et cherche à planifier les étapes de façon ordonnée, alors il ne faut pas le priver d’une activité qui a priori est en train de le structurer. Merci encore pour votre message et bel été ;)

  8. caline62 a dit:

    Merci pour cet article il m’éclaire tellement !
    Jai une classe de TPS/PS et MS, si les activités pratiques n’ont pas été présentées à 2/3ans est ce qu’a 4 ans il est trop tard? Peut on reprendre cet enseignement en debut de moyenne section ?

    • Oui, c’est ce que j’ai fait en démarrant en année 0 à Gennevilliers. Les Moyennes section ont pris le train en marche :) Je ne me suis pas attardée avec la majorité d’entre eux sur les premières activités pratiques – en ciblant tout de même ceux qui en avaient encore besoin.

    • caline62 a dit:

      Merci Céline de prendre le temps de répondre à chacune d’entre nous.
      Pourriez vous me dire, en débutant à Gennevilliers, quels documents administratifs aviez-vous?
      Programmations, progressions? Vous aviez abandonné la notion d’apprentissage sur par projet ?

      • J’ai élaboré une grille de suivi par « concept fondamentaux » (compter de 1 à 10, connaissance des sons, etc.) Je vais partager cette grille de suivi sur le blog pendant l’été ou début septembre après les deux jours d’accompagnement fin août. J’avais également un document mettant en miroir les concepts abordés avec chaque matériel et les attentes du programme officiel pour la maternelle. Ce document sera également mis sous peu à votre disposition.

        • caline62 a dit:

          Oh lala merci de ces partages cela a du être un travail titanesque ! Hâte de voir tout ça !

        • sev43 a dit:

          Merci Céline, ces documents vont m’être très précieux !

  9. aure_fabre a dit:

    A lire sans moderation. Bises

  10. Guinard a dit:

    À diffuser aussi auprès des assistantes maternelles. Merci pour ces chouettes articles

  11. Leslie a dit:

    Encore un super article que je m’empresse de partager!
    Bravo Céline!

  12. sophie bln a dit:

    Bonjour , Céline et merci pour ce partage .
    Je me pose une question: Comment faire pour intégrer votre expérience dans une classe de grande section ? Peut on faire les activités en « accélérer » ? ou bien est-ce trop tard puisque vous parlez de les faire avant les 4 ans 1/2 de l’enfant ?

    • Bonjour Sophie. La question m’ayant été posée plusieurs fois, j’y réponds dans le corps de l’article (au début) sous la liste d’activités. J’espère que cet ajout vous apportera des réponses. Dans le cas contraire, je me tiens à votre disposition.

  13. Elodie L a dit:

    Je lis toujours avec grand intérêt vos articles qui nous éclairent sur comment faire mais aussi sur le pourquoi.
    Je perçois la richesse qu apporterait la presence de ms et gs auprès de mes petits…

  14. Marie.L a dit:

    Merci! Merci pour la précision sur l’objectif culturel si souvent oublié!!!
    La difficulté majeure que j’ai à la maison c’est la différence d’age entre les loulous. Un grands en age de vie pratique et un petit touche à tout… un peu trop. Côté organisation (de plateaux notamment ou de temps donné lors de la présentation sans être dérangé) ce n’est pas facile.

  15. isa 57 a dit:

    Bonjour Céline,
    Encore un article très riche. Une remarque (peut-être stupide) par rapport à ce que vous expliquez sur les exercices dits de type montesori. Ne peut-on pas expliquer aux élèves que ces exercices les aident à rendre leurs mains plus habiles, pour effectuer après des activités de la vie quotidienne de manière plus précise et efficace? Tous ces exercices de pince sont très prisés des élèves et développent leur concentration. Et ne sont-ils pas utiles pour la préparation à l’écriture? (Même si effectivement ils ne se serviront pas d’une pince à cornichon pour prendre des marrons!)
    En fait il faudrait leur donner de vrais cornichons pour utiliser la pince à cornichons, idem avec la pince à escargot? Et que faire alors avec la pince à épiler?
    Une question: à la rentrée, j’aurai des ms/gs. Que faire s’ils n’ont jamais eu d’activités de vie pratique? Est-ce trop tard pour commencer? Faut-il passer à la vie sensorielle, aux maths et au langage…même s’ils n’ont pas eu les préliminaires?
    Tous vos articles amènent un questionnement, une remise en question de nos pratiques…c’est perturbant et passionnant. Merci pout tout et surtout de prendre le temps de nous répondre à chaque fois avec bienveillance.

    • Bonjour Isa, En permettant aux enfants de se servir de leurs petites mains lors d’activités culturellement sensées, comme celles que nous avons listées, les enfants se préparent tout autant à l’écriture mais avec des activités enthousiasmantes pour eux car elles leur permettent de satisfaire par ailleurs leur besoin d’imitation. Non seulement ils préparent leurs mains, mais ils poursuivent aussi leur adaptation culturelle. C’est peu de choses je vous l’accorde, mais ce genre de détails me semblent fondamentaux pour ne pas dévier doucement mais sûrement vers une éducation didactique et dénuée de l’essentiel : de vie, de profondeur et de sens. Je vous assure que de telles activités (avec pinces à cornichons et pinces à épiler) seront bien vite oubliées dans un environnement proposant des motifs d’imitation réels, faisant sens pour eux. Je note votre question sur le démarrage avec les MS/GS. J’y répondrai avec d’autres questions lors d’un article cet été, ou début septembre. Je vous souhaite un bel été !

      • hannibal a dit:

        je me posais la même question concernant les pinces à épiler etc. mais cela ne rentre-t-il pas dans ce que vous nommez « objectifs indirects « ? si non je ne vois pas la différence entre les objectifs directs et indirects…..?

        • Bonjour Anne, excusez-moi, je n’ai pas compris votre question. Pourriez-vous me la repréciser ? Merci beaucoup.

        • Hannibal a dit:

          Bonjour, Dans votre explication des activités pratiques vous parlez d’objectifs directs (qui touchent émotionnellement l’enfant et l’aide dans sa construction identitaire c’est ça ????) et d’objectifs indirects (qui touchent l’objet utilisé et le matériel).Voilà ce que je comprends mais je ne suis pas sûre que c’est cela que vous envisagiez …
          Sinon concernant les pinces à épiler pour moi l’objectif est principalement indirect dans la mesure où il touche l’objet et aide l’enfant à développer sa motricité fine. Bien sûr il gagne en patience et autonomie par la suite pour des activités plus fines et là l’objectif direct sera atteint puisqu’il gagnera en confiance et autonomie. Je ne sais pas si j’arrive à me faire comprendre.
          En fait certaines activités peuvent paraitre artificielle (comme la pince à épiler et le grain de riz) mais l’enfant même s’il ne reproduira pas ce geste dans la vie quotidienne aura appris par cette activité à la patience, la précision. Finalement quand on y réfléchit le pichet avec la semoule est tout aussi inutile dans la vie pratique : ça n’arrive que rarement de verser du riz ou de la semoule à l’aide d’un pichet. par contre par cet atelier l’enfant apprendra la notion de précision, de volume et de mesure.
          Aussi je pense que certaines activités n’ont pas forcément de liens direct avec la réalité quotidienne de l’enfant mais peuvent l’aider à consolider et affiner certains gestes et acquis lesquels seront nécessaire dans d’autres activités.

        • En effet Anne, certains gestes quotidiens sont isolés (comme verser ou les pinces à linge) pour exercer un geste quotidien qui fait sens dans une situation plus large (comme se servir à table ou étendre du linge). Belle rentrée Anne ! Plein de belles choses !

  16. Crisse a dit:

    Bonjour,
    Et après 4 ans, si l’enfant n’a pas ou que peu bénéficié de cette approche, comment peut-on l’aider à développer ces compétences là ? Je comprends que cette période 2 ans et demi à 4 ans correspond à un stade de développement de l’enfant, une fenêtre ouverte à l’acquisition de ces compétences spécifiques, mais j’ai aussi appris qu’il n’était jamais trop tard pour apprendre et évoluer… Quelques pistes ?

    • Exactement, il n’est jamais trop tard, et je dirais même plus, ces activités pratiques sont même indispensables à tout âge. Lorsque je donne l’indication « dès 2 ans 1/2 jusqu’à 4 ans 1/2 », cela concerne les activités pratiques listées dans l’article. En effet, des enfants âgés de 5 ans seraient moins intéressés que des plus petits – ou de façon plus tenue et moins constructive – à ouvrir et fermer des pinces à linge, à balayer, à boutonner et déboutonner un vêtement, etc. La difficulté n’est plus assez challengeante pour eux. Ainsi, pour des enfants plus âgés, je vous invite à garder le même principe (pratique, culturel et ordonné) mais à augmenter la difficulté : créer un potager, préparer un repas tout seul – une salade de fruits ou de légumes, ou à confectionner de petits vêtements, etc. Malheureusement, le cadre architectural d’une classe limite considérablement ce genre d’activités, qui demanderaient l’accès à d’autres salles.

      • Crisse a dit:

        Merci pour cette réponse et tout ce pourquoi vous œuvrez !

  17. Laurence a dit:

    Bonjour Céline,
    Je suis très enthousiasmée par votre travail en maternelle. Ayant été enseignante en maternelle, cela fait vraiment écho en moi. Cependant, j’enseigne maintenant en primaire à des élèves de CE2-CM1 : avez -vous des pistes de travail pour tenter de travailler en projet afin que les élèves fassent du sens et gardent une motivation. Je teste, je tâtonne en ce moment persuadée qu’il y a moyen de faire également quelque chose pour intéresser davantage les élèves pour construire leurs apprentissages.
    Dans l’attente de vous lire et encore bravo pour votre partage. J’ai déjà parlé de vos travaux à ma collègue de maternelle.

    • Merci pour votre message Laurence. En ce qui concerne l’élémentaire, je n’ai encore que peu de pistes concrètes à vous donner. C’est un travail que je souhaite mener d’ici peu. En attendant, je vous invite à aller voir du côté des écoles dites « du 3ème type », comme celle de Bernard Collot.

  18. Yaëlle a dit:

    Un grand merci pour tout ce partage. Cette invitation à la réorganisation, bien que perturbante (il faut bien l’avouer !) a le mérite de faire bouillonner nos neurones ! Merci d’avoir de l’ambition pour l’école !

  19. Cloé a dit:

    Bonjour, je suis toujours votre blog assidûment. Vous proposez beaucoup d’activités individuelles, en fait comme si un parent expliquait à son enfant. Avez-vous des exemples d’activité à faire avec toute la classe?

    • Bonjour Chloé, je vais parler des « activités » en regroupements avec toute la classe dans un prochain article.

      • Cloé a dit:

        Merci! Je le lirai :)

  20. isa 57 a dit:

    Bonsoir,
    Qqs idées de vie pratique pour les plus grands:
    – verser avec entonnoir
    -tamiser avec une passoire
    -coudre ou recoudre des boutons, recoudre un tissu déchiré
    – les cadres d’habillage petits boutons, rubans, fermetures, agrafes voire pressions ne sont pas forcément facile pour certains grands
    – les cadres des serrures ou la maison des serrures
    – plier des tissus
    – compte gouttes
    – poire à viande
    – canevas
    – seringues et douilles (on les utilise en pâtisserie)
    – les baguettes chinoises
    – le ménage…ils adorent
    – enfiler des perles de différentes tailles pour faire des colliers (vie pratique?)
    – servir à boire
    Sélection à valider par vos soins Céline…

    • Bonsoir Isa, merci pour ce message ! Par expérience, pour des enfants plus grands (dès 5 ans), je garderais parmi votre liste uniquement les activités les plus challengeantes et s’apparentant à de vraies activités quotidiennes (plutôt qu’à des activités isolées sur du matériel comme les cadres) :

      – Coudre ou recoudre des boutons, recoudre un tissu déchiré
      – Canevas
      – Le ménage de façon générale en effet
      – Et plutôt que servir à boire (ce que peuvent faire les moyens) je dirais préparer un repas et le servir.

      Je rajoute à cette liste les activités que j’évoque dans un autre commentaire :

      – La tenue d’un potager
      – La construction de cabanes ou de petits meubles en bois
      – La préparation d’un repas – une salade de fruits ou de légumes par exemple
      – La confection de petits vêtements

      • Leïla a dit:

        Bonjour, merci pour tous ces articles, ça me donne l’espoir d’y arriver un jour !
        Quelques remarques et questions sur les activités pratiques pour les plus grands. Le principe n’est-il pas que chacun puisse s’exercer encore et encore, autant qu’il le souhaite ? Est-ce le cas avec les activités évoquées ?

        Potager : Je pensais cultiver avec les enfants un carré d’aromatiques cette année, comme ça nous aurions pu utiliser notre production pour des boîtes à odeurs, ou à goût, et aussi pour des tisanes l’hiver… la production est me semble-t-il plus abondante en aromatiques qu’en plantes potagères. On prend le risque de frustrer les enfants avec 4 fraises et une salade pour « 27 enfants », ou alors il faut un vrai grand potager, et là c’est vraiment beaucoup de travail !

        Petits meubles en bois, petits vêtements : s’agit-il de miniatures ou de vrais objets utilisables ? Les miniatures ont surement moins d’intérêt, mais ça me semble plus facile à réaliser. Peut-on leur donner à fabriquer des petits jeux en bois (genre puzzle), des habits pour leur doudou, ou des figurines en pompon, ou bien est-ce banni parce que l’objet produit est un « jeu »?

        La préparation du goûter : il existe par exemple des machines à peler les pommes, on peut confier aux plus grands la préparation d’un en-cas pour toute la classe. L’avantage me semble-t-il par rapport à un repas est qu’il s’agit d’une activité quotidienne, donc que l’on peut répéter chaque jour.

        des idées supplémentaires :
        – tisser (des petits métiers à tisser pour enfants existent dans le commerce, on peut tisser un petit sac ou une écharpe…)
        – le tricotin
        – entretenir les vélos de la cour (gonfler les pneus, nettoyer)

        • Bonsoir Leïla. Merci pour votre message, qui je suis certaine inspirera certains enseignants !
          Il me semble important que les activités pratiques pour les plus grands leur permettent de s’engager activement et assez longtemps sur une tâche qui fait sens dans la vie quotidienne pour qu’ils puissent réellement exercer leurs compétences exécutives. Pour le développement de ces compétences, la notion de challenge est très importante. Les activités pour les grands doivent être aussi challeangeantes qu’est laver une table pour un enfant de 4 ans.

          L’idée de planter des herbes aromatiques, est intéressante pour la vie de la classe, super idée. Néanmoins, je crains qu’elle n’ennuie les enfants comme proposer comme activité pratique quotidienne car elle demande peu d’investissement au quotidien. Alors que construire de vrais meubles, avec de vrais outils ; remuer la terre pour construire un potager, mettre des tuteurs sur de nombreux plants de tomates, etc., vont en passionner plus d’un car cela demande un investissement régulier et total (le corps est engagé et travaille sous le contrôle de la pensée).

          Concernant les habits, pourquoi pas des habits pour eux – ou pour leur petit frère, ou pour un copain – plutôt que pour leur poupée, comme vous le proposiez pour tisser ? Je suis certaine que les enfants seraient très motivés. Il faut néanmoins bien préparer les gestes préliminaires avec eux (coudre) en moyenne section. Et puis, tous les enfants ne le feront pas forcément, mais il est très intéressant que les enfants passionnés de couture puissent le faire.

          La préparation de l’encas est intéressante, tenez-nous au courant !
          J’aime beaucoup l’idée de l’entretien des vélos de la cour ! Formidable idée !
          Je note toutes ces belles idées sur une fiche avec les autres, nous en reparlerons plus tard dans l’année.

          Bel été à vous Leïla !

        • Sandrine a dit:

          Bonjour Céline et bonjour Leïla,
          Je n’ai pour le moment pas la chance d’avoir des grands dans ma classe. Mais j’ai un premier retour sur 2 de ces activites avec des petits et des moyens. Tout d’ abord la préparation de la collation est leur activité favorite, comme ils sont plus jeunes, ils ne font que préparer les biscuits, ouvrir les yaourts, couper les fraises… transporter les gobelets sur un plateau sans les faire tomber puis verser l’eau, essuyer la table, passer le balai s’il y a des miettes, faire la vaisselle des gobelets… ils adorent et s’appliquent. Ma difficulté, réside dans le choix des enfants, il y a plus de volontaires que de tâches à effectuer (je n’ai pas mis en place un système de tableau de responsabilités car je veux que cela reste du volontariat). Donc je pense qu’en effet que les grands seront ravis d’effectuer des tâches plus complexes ou de préparer la collation seul de AàZ en respectant l’ordre.
          Pour le jardin, là aussi les volontaires ne manquent pas. Ils adorent arroser et désherber (enfiler puis travailler avec des gants plait aux petits, ainsi que rapporter les brins d’herbe au composteur, sélectionner les plantes à retirer chalange les moyens). Mais, pour cette activité, un énorme problème de responsabilité se pose: on ne peut pas laisser les élèves seuls dans la cour! Je ne propose donc l’activité jardinage qu’en classe entière ou en 1/2 classe si l’ATSEM est dans ma classe… avez-vous d’autres solutions?
          Merci pour les autres idées, je les gardes dans un coin de ma tête…
          Bonnes journées

  21. carole a dit:

    Bonsoir Céline, vraiment un très très grand merci pour ce partage mais surtout pour nos petits élèves qui en ont si cruellement besoin!!! Je ne pourrai malheureusement pas (bouhhhhhhh!!!!!) assister au programme d’accompagnement de fin août je rêve d’un autre regroupement, aussi je guette dans ma boite mail chaque nouvelle publication!!!!
    J’ai lu plus haut que des « réponses organisationnelles » viendraient bientôt et à ce propos, je me demandais justement à quoi ressemblait concrètement en PS la semaine de rentrée et les quelques suivantes? Que trouve-t-on ou ne trouve-t-on pas encore à disposition des enfants? Que signifie après les activités préliminaires, présenter « très rapidement » les activités pratiques?
    Que de questions!!!! Vous avez réussi, je suis sûre que le train est en marche!!!
    Passez un bel été Céline!

    • Bonsoir Carole, les questions que vous posez devraient trouver réponse prochainement dans des articles – cet été ou début septembre en effet. Néanmoins attention, je ne saurai donner de conseils pour une classe de Petite section unique (je ne sais pas si c’est ce à quoi vous vous référiez), je ne conseille cette démarche qu’avec une classe multi-âge. Si votre question portait sur la semaine des petits au sein de cet environnement multi-âge, il s’agit d’une question organisationnelle à laquelle je répondrai également au plus vite. Très belle soirée à vous et merci pour votre gentil message :)

      • carole a dit:

        Et oui, il s’agit d’une PS unique et c’est bien là tout mon trouble!!!
        Cela dit, cette année beaucoup d’entre eux partaient de tellement loin… que j’ai dû réajuster et considérer un bon moment que j’avais une TPS-PS… Les plus avancés étant ceux qui avaient fait une TPS l’année précédente mais cela restait quand même bien fragile!!!
        Après avoir découvert votre blog en milieu d’année, j’ai mis en place les activités individuelles et quel changement dans la classe!!!! C’est pour ça que cette année je voudrais être « opérationnelle » dès la rentrée!!
        Encore merci Céline!

  22. Virginie a dit:

    A nouveau, bonjour Céline et à tous!
    Concernant les activités pour les plus âgés (+ de 5 ans), je pense que certaines écoles pourraient créer un potager dans leur propre cour de récréation (peut-être plus facile pour les écoles situées en campagne qui souvent ont une cour avec jardin) et diviser ce potager pour donner à chaque enfant « sa » partie. Ainsi, chaque enfant aurait son « mini » potager à travailler! Et pour l’atelier cuisine par exemple, ne serait-il pas possible aux enfants d’élaborer salade de fruits ou de légumes (venant de leur potager bien sûr ;-) ) dans la cuisine de la cantine de l’école? Pour la construction de cabane ou petit meuble, peut-être que des artisans de la région seraient intéressés pour se rendre dans les écoles, enseigner sa profession et créer avec les enfants ?
    Je ne suis pas prof et ne me rends peut-être pas compte mais il me semble que tout est possible, non ? Qu’en pensez-vous ?

    • Bonsoir Virginie, je pense que tout est possible lorsque les inspecteurs soutiennent l’enthousiasme de leurs enseignants. Avis donc aux enseignants qui peuvent se permettre d’expérimenter ce genre de prolongement :) Je serais heureuse de recevoir par mail vos photos et vos retours. Nous pourrions ensuite les partager avec la communauté du blog.

      • Virginie a dit:

        En fait, les inspecteurs doivent donner leur accord pour que telle ou telle activité puisse se faire, c’est ça ? Y-a-t-il des inspecteurs qui suivent Céline? :-) Ça serait intéressant de savoir quelles sont vos idées, vos points de vue, les démarches que vous envisagez d’entreprendre…? Merci d’avance :-)

    • Hannibal a dit:

      le problème du potager est qu’en général ça commence au printemps (plantations) et que c’est en été qu’on récolte donc sur l’année scolaire, en dehors des fleurs c’est difficile.

  23. langlois a dit:

    Bonsoir Céline,
    J’ai moi aussi testé les activités de motricité fine type pinces diverses et variées et les verser en tout genre en tentant d’établir des progressions selon les outils, les matières…. j’ ai été confronté à des problèmes de rangement, la prise de plateaux par des enfants auxquels le matériel n’avait pas été présenté, le non respect des procédures malgré plusieurs rappels. Et enfin 23 enfants élèves à suivre quasiment individuellement m’a aussi posé quelques problèmes pour la présentation de nouveaux matériels. J’ai pu faire de présentation individuelle mais en petit groupe. Vivement le stage pour avoir des réponses! Cordialement Florence

    • Bonsoir Françoise, au début c’est exactement ce qu’il se passe, c’est difficile – donc tout ce que vous écrivez est normal. Néanmoins, il est possible de passer beaucoup plus rapidement ce cap – en ayant une organisation solide sur plusieurs semaines. Lorsque l’on démarre ce genre d’organisation basée sur l’autonomie, c’est particulièrement difficile puisque la très grande majorité des enfants n’est pas autonome. C’est donc très rapidement le bazar si nous ne pensons pas le démarrage de façon stratégique et en équipe avec l’ATSEM. Nous essaierons de réfléchir ensemble au mieux à tout cela fin août, et nous partagerons avec vous « la méthode de démarrage avec 27 enfants pas autonomes » qui a assez bien fonctionné à Gennevilliers. :) Excellente fin de soirée à vous, et au plaisir de vous rencontrer prochainement.

      • Vignon a dit:

        Bonjour, « la méthode de demarrage avec 27 enfants pas autonomes » sera t elle partagée aussi sur le blog pour ceux qui ne seront pas present fin août?
        Merci!

        • Bonjour Lucie. Oui, bien sûr ! Mais, a priori, elle ne le sera qu’après, donc au mois de septembre, enrichie des discussions que nous aurons eu tous ensemble. Les 24 & 25 août, il y aura également des ATSEM qui seront présentes (et nous nous en réjouissons énormément), je suis certaine que leurs questionnements et leurs idées viendront nourrir très positivement notre réflexion. Nous donnerons néanmoins des pistes pendant l’été. Je vous souhaite une excellente journée.

  24. charignon a dit:

    Je voulais mettre mes enfants en « école » Montessori…. malheureusement, lorsqu’on voit le prix c’est juste impossible !!! Dommage qu’il n’y est pas de bourse, ou autres aides pour permettre à des familles qui n’ont pas les moyens, d’envoyer les enfants dans une structure qui leurs conviennent !!

  25. Flavie a dit:

    Merci pour tout ce travail! Hâte d être fin août !merci

  26. Annalu a dit:

    Un grand merci à vous Céline pour toutes ces pistes concrètes.
    Je débute dans le métier d’enseignant en maternelle qui me passionne et je cherchais comment faire la classe d’une façon plus respectueuse et adaptée aux jeunes enfants. Je savais que la pédagogie Montessori correspondais à mes convictions mais ne savais pas trop comment l’adapter à une classe de plus de 25 élèves. J’ai suivi votre expérimentation à Gennevilliers avec grand intérêt! Vous ouvrez une voie nouvelle pour l’école publique qui plus est, est totalement cohérente avec le nouveau programme de 2015! J’espère que les graines que vous semez donneront une immense forêt.
    Bon courage pour la suite! Et encore merci.

  27. SandyZ a dit:

    Merci merci merci pour tout votre travail, votre enthousiasme et ce que vous partagez !
    PS MS GS CP à la rentrée, je vais devoir rendre très vite autonomes les plus petits afin d’être disponible pour les apprentissages de la lecture des plus grands, mais c’est encore très flou.
    J’attends avec impatience vos publications prochaines pour y voir plus clair dans l’organisation de la classe !
    Merci encore !

  28. clem a dit:

    Un grand merci d’avoir osé intégrer l’éducation nationale pour montrer la possibilité d’une éducation bienveillante. Merci également pour le temps que vous consacrez au partage de cette voie éducative. J’espère que l’essaimage est en route.

    Vous parlez de la volonté de Maria Montessori de créer des maisons et non des écoles, que la classe a tendance à couper l’enfant du monde. Je vous rejoins beaucoup sur ce point. Beaucoup d’enfants intègrent « l’école » dès 2 ans et demi sur le souhait des parents. J’ai pourtant l’impression que les jeunes enfants seraient mieux dans leur maison afin de participer aux activités quotidiennes de la maisonnée. « Votre » classe, par ces activités pratiques, recrée artificiellement (sur des plateaux, pas de besoin direct : le sol est déjà propre, l’enfant est déjà habillé…) des activités qu’un enfant accompagnant l’un de ses parents à domicile exerce. Un accompagnement des familles pour une éducation respectueuse de l’enfant (connaissance du développement de l’enfant, aide-moi à faire seul …) ne pourrait-il pas remplacer la scolarisation de plus en plus précoce des enfants ?

    Sachant votre lecture fine des écrits de Maria Montessori, de votre regard critique sur sa mise en œuvre et de votre ouverture sur d’autres modes éducatifs (André Stern…), je vous fais part de mon interrogation sur le fait de faire une présentation à l’enfant du matériel. En tant que parents ou éducateurs, nous proposons notre manière de faire, alors que l’enfant a peut être déjà absorbé d’autres manières de faire et d’autre part cela a peut être un impact sur l’enthousiasme d’apprendre. Si l’enfant trouve un flacon, n’est-il pas préférable de l’observer que de lui faire une présentation, ne devons-nous pas garder notre présentation au cas où il s’énerverait, ne parvenant pas à l’ouvrir ?
    Je m’interroge ainsi sur la place de la créativité dans une classe se basant sur la pédagogie de Maria Montessori qui repose notamment sur la présentation d’un matériel défini et commun pour la classe.

    Je vous souhaite une très bonne continuation. Bien cordialement.

    • Bonsoir Clémence, merci pour votre message extrêmement juste.

      Vous dites « J’ai pourtant l’impression que les jeunes enfants seraient mieux dans leur maison afin de participer aux activités quotidiennes de la maisonnée. » Et je vous rejoins totalement sur ce point à une seule condition : il faudrait que leur environnement au sein de la famille leur permettre de rencontrer de nombreux adultes, de nombreux enfants très régulièrement, et que les parents soient suffisamment informés (et libres) pour répondre positivement et sans entrave aux besoins de leurs enfants. Dans ces conditions de « conscience » des adultes, de disponibilité et de variété sociale, qui furent celles d’André Stern et d’autres personnes que l’on aperçoit dans le film de Clara Bellar (Etre et Devenir), cela semble une excellente alternative à l’école. Car les enfants de cet âge ont besoin d’appartenir à une sorte de communauté, de voir du monde et d’autres enfants, d’explorer sans entraves avec une aide qui vient à point et non-intrusive, d’être aimés et de ne pas être stressés. Néanmoins, je pense qu’il s’agit-là d’une solution de transition et qui ne peut répondre aux possibilités du plus grand nombre d’entre nous. Et c’est là que nous touchons du doigt mon projet de coeur : construire l’entre-deux. Nous en reparlerons. :)

      Pour l’instant, transmettre l’héritage des travaux de Montessori dans les écoles est un bon début pour que nous adultes, fassions le cheminement que vous êtes en train de faire. Et, au passage, de nombreux enfants retrouverons le contrôle d’une concentration essentielle et bien trop diluée par les mille et une sollications artificielles et agressives de notre société matérielle.

      Je rejoins donc votre avis concernant les présentations : si à l’école nous sommes assez contraints par le cadre qui demande un certain « ordre » (un enfant qui n’a pas eu de présentation de matériel, ne peut a priori pas l’utiliser) ; à la maison, il ne faut pas se priver d’accompagner sans entraves les explorations spontanées de l’enfant. Ainsi, si l’enfant trouve un flacon, il ne faut surtout pas l’interrompre pour lui faire une présentation ! Au contraire, laissons-le expérimenter comme vous le dites, et apportons-lui une aide utile et non-entravante lorsque besoin s’en fait sentir. La maison nous permet une souplesse supplémentaire à celle que nous pouvons avoir en classe.

  29. Emilie Dotto a dit:

    Merci, merci du fond du cœur.
    Je suis une jeune maman très concernée par l’esprit Montessori, ce qui m’a fait découvrir votre blog.
    Je dois dire que je suis vraiment emballée et impressionnée par votre démarche alors je tenais à vous témoigner toute mon admiration.
    Je suis d’autant plus réjouie car la lecture des commentaires faisant écho à votre travail montrent que le sujet intéresse beaucoup (en particulier les personnes à qui nous confions nos enfants à l’école). J’espère que cet élan aura de grandes répercussions.
    Mon grand regret est de ne pas avoir d’école Montessori suffisamment proche de chez nous alors à défaut, je me prépare à mettre tout cela en place à la maison…
    Au plaisir de lire la suite de vos aventures….
    Emilie

  30. Marie a dit:

    Bonjour Céline,
    Je suis votre blog depuis longtemps et je trouve vos travaux passionnants. Vos explications sur les activités pratiques sont vraiment éclairantes, en particulier ce qui concerne l’aspect culturel. Mais j’ai une question : vous dites très justement que les activités pratiques proposées par Maria Montessori datent de 1907 et que notre culture a changé depuis. Alors pourquoi proposer de laver le linge alors que quasiment toutes les familles ont un lave linge ? Etendre le linge oui, car le sèche-linge est moins répandu dans les foyers, mais peu d’enfants voient leurs parents laver le linge (d’ailleurs ma fille de 2 ans adore remplir le lave linge elle-même !).
    Je m’interroge aussi sur le lavage des mains : utilisez-vous les lavabos à disposition à l’école (mais pas dans la classe) ou une bassine et un broc ? C’est ce qu’on voit souvent dans les écoles Montessori et ce que certains préconisent de mettre en place à la maison, mais ça me semble déconnecté de la réalité d’aujourd’hui.
    Bravo encore pour tout ce travail et bon courage pour cet été studieux.
    Marie

    • Bonjour Marie. Parce que dans une classe nous n’avons pas de lave-linge ! :)

      Je vous invite à lire l’article suivant, où Maria Montessori décrit l’environnement vers lequel il faudrait tendre, qui serait en réalité une maison bien plus qu’une école ou une classe. Dans un tel environnement, il peut tout à fait y avoir aujourd’hui une buanderie, avec une machine à laver ! Dans les écoles, le souci est que nous devons recréer un environnement permettant aux enfants de participer à une vie quotidienne dont ils ont besoin pour se structurer, mais sans avoir les locaux adaptés !
      Je partage également entièrement votre avis concernant le lavage des mains, qui va dans le même sens que le lavage du linge. Il devrait se faire au lavabo, en contexte. A la maison, le lavabo suffit, mais dans une classe, il n’y a souvent pas de lavabo – ou alors il sert aux enfants pour nettoyer la peinture, prendre et vider l’eau des activités pratiques, il y a donc beaucoup de passage. Ces conditions nous obligent à recréer un endroit artificiel pour se laver les mains.

      Ce n’est pas optimal, mais comme je le précise dans l’article que je vous conseille, dans une classe traditionnelle, on doit bricoler et tendre vers des conditions de liberté et de sens, en sachant que de toutes façons les contraintes de l’école publique sont très limitantes.

  31. Anne-Laure a dit:

    Bonjour!
    Je suis professeur des écoles depuis 11 ans. Avec une direction, j ai enfin un poste et une classe de maternelle (PS MS GS) à titre définitif pour cette rentrée. Je suis décidée depuis l’année dernière à changer mes pratiques. J’ai visité une classe Montessori il y a quelques mois et ai eu le coup de foudre. J’installe depuis quelques jours ma future classe en suivant vos conseils sur le blog. je stress beaucoup, il y a tellement d’informations à engranger! Mais j ‘ai d’abord un problème de matériel : il faut que je passe par une facturation mairie pour acheter du matériel ce qui ne me semble pas possible en commandant par internet. J’ai conscience de bloquer sur un tout petit problème… désolée…

    • Bonjour Anne-Laure, je comprends tout à fait. Souvent les petits détails comme celui-ci bloquent tout le processus en marche. Je n’ai pas de réponse à votre question. Je vous invite vivement à la poser sur le forum dans le thème matériel. Je suis certaine que d’autres enseignants vous viendront en aide. :)

      • Geneviève a dit:

        bonjour, j’ai eu le même souci l’année passée. Et, finalement, plusieurs boutiques par internet acceptent le paiement par la mairie. Vous faites le bon de commande internet, vous l’imprimez, le donnez à votre mairie (c’est ce qui est long…! donc avantage d’y aller avec le papier en main et de voir directement la personne compétente pour les sous de l’école en mairie). A ce moment-là, eux valident la commande en s’engageant à la payer par mandat administratif et c’est eux qui doivent donc la valider de cette manière par internet. Vous recevez le matériel (rapidement), vous posez la facture en mairie et ils paient.
        C’est ainsi sur Boutique Montessori (mais matériel peu précis et abîmé en 1 an), sur Montessori store, et sur Montessoria. Et sans doute sur d’autres sites.
        Et puis, oui, c’est le stress de la rentrée, sans avoir pu aller à la conférence-échange avec Céline! dommage… en attente d’une prochaine, donc, et des retours sur ce merveilleux blog!

      • Anne-Laure a dit:

        Merci! J’avance tout de même et cela prend forme… je me suis débrouillée avec quelques grandes enseignes, des couvercles de boite à chaussures, etc…Affaire à suivre donc! j’espère que vous continuerez à mettre des vidéos en ligne après plusieurs heures de lecture elles apportent un grand réconfort et de l’apaisement!

        • Bien sûr Anne-Laure, vous aurez des vidéos à ne plus savoir qu’en faire :) Excellente rentrée à vous.

        • sev43 a dit:

          C’est un peu « silence radio » depuis les 2 jours d’accompagnement; je n’y étais pas et du coup, j’attends avec impatience les nouveaux commentaires. Je suppose que ça cogite dur chez tout le monde avant la rentrée !

  32. couty a dit:

    Bonjour céline

    Je voudrais savoir comment gérer toutes ses activités pratiques. faut-il proposer un plan de travail aux enfants ? Quel systeme mettre en place quand un enfant a fait telle ou telle activité?

    • Bonsoir Odile. Nous avons abordé cette question lors des deux journées d’accompagnement fin août. Tout cela a été filmé, nous sommes actuellement en montage de ces deux journées, elles seront prochainement mises en ligne. Vous devriez y trouver des réponses à votre question. Si ce n’était pas le cas, je reste à votre disposition. Je vous souhaite un excellent week-end.

  33. mylèneB a dit:

    Merci tout simplement !!!

  34. Anne a dit:

    bonjour
    j’aimerais savoir quoi faire lorsqu’au bout d’une période, il y a des enfants de petite section qui sont encore récalcitrants à toutes les activités pratiques. La seule chose qui leur plait, c’est de cacher les clés de la corbeille à cadenas dans les boîtes ou les flacons des plateaux correspondants. J’essaie d’aller les chercher et de leur proposer une activité mais cela ne leur convient pas.Ils préfèrent jouer à courir et s’allonger par terre ou à 4 pattes, mettre les bassines sur la tête, et autres drôleries…
    Merci

    • Bonsoir Anne. Nous avons abordé cette question lors des 24 & 25 août. Nous avons presque terminé le montage de ces deux journées, elles seront bientôt en ligne. Vous devriez donc trouver des éléments de réponse prochainement. Si ce n’était pas le cas, n’hésitez pas à revenir vers nous. Belle soirée à vous !

  35. Laurence a dit:

    Bonsoir Céline,
    Je viens juste de découvrir votre expérience, votre travail, vos recherches… J’ai déjà commencé à m’intéresser à la pédagogie Montessori et acheté un peu de matériel (pour ma classe et mon petit bout), une école Montessori a ouvert près de chez moi depuis peu et je compte aller à la journée porte ouverte qui aura lieu prochainement.
    Après la lecture de votre blog, je me pose (forcément !) une foule de questions par rapport à ma pratique, la mise en place de la votre et surtout comment l’adapter à ce qui existe déjà avec les moyens du bord !
    Dans une pratique traditionnelle, nous suivons les programmes officiels en adaptant la programmation à l’école, la classe. Sur ma circonscription, un travail autour de parcours littéraires et compréhension d’albums a été réalisé. Je me demandais quelle place vous accordiez au travail autour de l’album, comment lier les activités de langage / écriture que vous proposez.
    Je comprends bien l’objectif de chaque activité, leur importance dans le développement de l’enfant, l’autonomie à acquérir, l’importance d’individualiser mais j’ai du mal à visualiser la progression sur l’année, notamment en lecture et écriture.
    On voit dans vos vidéos les enfants faire n’énormes progrès en lecture qu’ils soient en PS MS ou GS mais je me demande comment procéder avec par exemple les lettres rugueuses, comment travailler les sons, … Partez vous d’albums, de comptines, du vécu des enfants, … ?
    Vous m’avez donné envie de changer beaucoup de choses dans ma pratique mais c’est en même temps angoissant car de nombreuses interrogations fusent !!
    Merci par avance de vos réponses et bravo pour la bombe jetée dans ce mammouth qu’est l’Education Nationale !
    Laurence

    • Bonjour Laurence, merci pour votre message, je suis heureuse de lire que le travail partagé sur ce blog vous inspire :)
      Lorsque nous aborderons le langage, je répondrai à toutes ces questions. Merci de votre patience. Je vous souhaite une belle journée !

  36. Vozelle Fanny a dit:

    Bonjour Céline!

    Voici 3 jours que j’ai repris la classe, après un arrêt de travail depuis la rentrée :( Ca fait un petit moment déjà que je m’intéresse à la pédagogie Montessori et j’ai suivi avec beaucoup d’attention vos nombreux articles cet été.
    Je démarre donc entre l’année de transition et l’année 0 car mon Atsem s’occupe d’un groupe en arts plastiques le matin et d’un autre groupe en sciences l’après-midi. Je fonctionne donc avec le reste des élèves dans la classe en libre choix d’activité (j’ai la chance cette année de commencer avec seulement 22 élèves). J’ai fait beaucoup d’aménagement dans la classe mais je n’ai pas encore tout le matériel de vie sensorielle que vous recommandez en début d’année. Je suis plutôt contente de ces premiers jours car l’ambiance de travail est très agréable (moins de bruit surtout) et c’est pour moi capital. Cependant, j’ai quelques questions. Tout d’abord, certains enfants commencent à se mettre à deux sur un atelier. Même si la coopération semble intéressante, n’est-il pas nécessaire, surtout au début de cette mise en place, d’imposer un atelier seul? De plus, j’ai quelques enfants qui papillonnent, « bricolent » quelques ateliers (c’est souvent eux aussi qui recherchent les binômes) mais ils ne vont pas vraiment au bout et comme je ne suis pas toujours derrière eux, ils en profitent pour les ranger assez vite et continuer leur déambulation dans la classe. Enfin, j’ai des MS/GS (6/16). Je présente pour l’instant aux enfants les ateliers de vie pratique mais je sens que certains grands notamment n' »accrochent » pas vraiment (peut-être que ces ateliers de vie pratique ne sont pas assez « challengeants » pour eux). Auquel cas, est-que je passe directement pour eux aux ateliers de vie sensorielle ou même aux ateliers mathématiques ou de langage, là où semble se porter leur intérêt du moment? Mais n’est-pas trop rapide?
    Merci pour votre aide.
    A bientôt!
    Fanny

    • Bonjour Fanny,

      Il y a beaucoup de questions dans votre question alors nous allons les reprendre pour plus de clarté :)

      Je sens que certains grands notamment “n’accrochent” pas vraiment (peut-être que ces ateliers de vie pratique ne sont pas assez « challengeants » pour eux). Auquel cas, est-ce que je passe directement pour eux aux ateliers de vie sensorielle ou même aux ateliers mathématiques ou de langage, là où semble se porter leur intérêt du moment? Mais n’est-ce pas trop rapide?
      Comme nous l’avons précisé récemment dans l’article Progression des activités pratiques, en effet, les grands ne seront pas intéressés par les activités pratiques proposées car le challenge n’est plus assez intéressant pour eux. Vous pouvez tout de même essayer avec des activités comme “Coudre”, que vous pouvez ensuite décliner en “Coudre un bouton”, “Faire un patchwork” ; ou encore le “Cadre à noeuds”, “Prendre soin d’une plante”, etc. Et, oui, je partage votre avis, il faut vous diriger pour les grands vers les activités sensorielles, de mathématiques et de langage. Dans tous les cas, plutôt que des programmes théoriques, c’est l’intérêt vif et constant des enfants qui doit être votre guide. Assurez-vous simplement que les enfants maîtrisent les bases requises pour les activités auxquelles ils aspirent, en veillant toujours à ne pas freiner leur élan spontané, mais plutôt à le soutenir.

      Certains enfants commencent à se mettre à deux sur un atelier. Même si la coopération semble intéressante, n’est-il pas nécessaire, surtout au début de cette mise en place, d’imposer un atelier seul? De plus, j’ai quelques enfants qui papillonnent, « bricolent » quelques ateliers (c’est souvent eux aussi qui recherchent les binômes) mais ils ne vont pas vraiment au bout et comme je ne suis pas toujours derrière eux, ils en profitent pour les ranger assez vite et continuer leur déambulation dans la classe.
      Nous répondrons à cette question dans les vidéos des 24 & 25 août. Les vidéos seront mises en ligne début décembre. :) Ce que je peux déjà vous dire, c’est que ces enfants ont déjà fait du chemin d’un point de vue de leur développement exécutif (bravo!), ils sont prêts à s’engager dans des activités, mais ils n’ont pas encore trouvé l’activité qui satisfera pleinement leur intérêt. Votre tâche à ce moment-là, consiste donc à chercher sans relâche l’activité pour chacun d’entre eux qui va les remplir de joie et d’intérêt. Garder en tête tout de même, qu’il faudra, pour ceux qui font preuve de difficulté à se mettre en activité, une guidance plus ferme. Il faut “réveiller” leur envie de faire par eux-mêmes – pour certains une simple invitation chaleureuse suffit, pour d’autres un appel plus vigoureux et constant est nécessaire. Lorsque les enfants sauront ensuite être à deux en activité de façon très constructive, il n’y a pas de raisons – à notre sens – d’empêcher leur partage.

      Belle journée à vous, et pardon d’avoir tardé à répondre à votre commentaire, nous étions très occupées avec la mise en ligne des vidéos pratiques.

  37. Fanny Vozelle a dit:

    Bonsoir Céline,

    Merci à vous et votre équipe pour vos réponses. C’est vraiment appréciable que vous puissiez répondre à nos questions, car on s’en pose beaucoup pendant la mise en place de ce fonctionnement. Je reste très motivée même si je suis un peu frustrée de ne pas faire plus de présentations individuelles par jour que je ne le fais (vu que mon atsem prend un groupe matin et après-midi). En effet, il y a des enfants qui sont en demande constante de nouveaux ateliers mais je ne peux répondre à leur attente. Je me demande si cela fait parti du « jeu » ( car ils ont sans doute besoin de gagner en autonomie de travail) ou bien si le fait d’être seule pour présenter les ateliers ne me limite pas.
    J’ai laissé mon atsem en atelier « traditionnel » car il me fallait la ménager un peu dans ce nouveau fonctionnement qui l’effrayait.
    A bientôt et au plaisir de vous lire.
    Fanny

    • Bonjour Fanny, la situation que vous décrivez est tout à fait normale au démarrage. N’hésitez pas à proposer à votre Atsem de présenter des activités simples à vos côtés, lors des temps de sieste par exemple, lorsqu’il y a moins d’enfants présents en classe. Cela vous permettra d’offrir plus de présentations aux enfants.

  38. Fanny Vozelle a dit:

    Merci Céline pour votre suggestion. Mais pas possible pour moi car mon atsem est en pause à ce moment là et j’ai une classe de MS/GS (temps calme dans la classe mais plus de dortoir). Mais bon, je vais y arriver!
    Je me permets une dernière question et après j’arrête de vous solliciter avant un bon moment. Si!Si!
    Vous nous disiez que l’on pouvait garder les activités préliminaires (perles, kaplas, dessin…) dans notre classe en fonction de la place. Cependant, j’ai des enfants qui ne choisissent que ces activités en dehors des temps de présentation. Je me demandais donc si je n’allais pas les supprimer afin de les encourager à aller vers des ateliers de vie pratique, sensorielle… Mais je crains davantage de déambulations « sans but précis ». Qu’en pensez-vous?
    Fanny

    • Je pense qu’il faut essayer en effet en supprimant, ou en invitant fermement les enfants qui se « cachent » dans ces activités à prendre les activités plus challengeantes et engageantes. Nous avons bien connu cela à Gennevilliers, avec certains enfants qui se perdaient dans des activités complémentaires « perles, etc. », et nous avons vraiment dû avoir un positionnement ferme, dans le but de les guider vers des activités qui pouvaient réveiller leur capacité/volonté d’action, de façon « plus engagée » disons. Il peut s’agir d’enfants qui manquent de confiance en eux – même s’ils se donnent un air très assuré. N’hésitez donc pas à rester à leurs côtés longuement lorsqu’il se « lancent » dans des activités plus engageantes. Ils peuvent avoir peur de mal faire. Ils faut qu’ils sentent que c’est ok pour vous, vous souhaitez simplement qu’il prenne du plaisir à faire et à essayer. :) Qu’en dites-vous ?

  39. Fanny Vozelle a dit:

    Merci BEAUCOUP!
    Fanny

  40. Benjamin Nio a dit:

    Bonjour ! Tout d’abord merci de toutes vos publications ! J’aimerais savoir si vous proposez des pistes de réflexion dans le domaine de l’éducation physique (Agir et s’exprimer avec son corps). Au delà de la motricité développée en classe, est-ce que vous mettez en place des situations d’apprentissage dans des salles de motricité ?
    Merci d’avance ! Passez une agréable journée.

    • Bonjour Benjamin, vous trouverez votre réponse ici, dans la vidéo « Emploi du temps » me semble-t-il. Si vous avez besoin de plus de précisions, n’hésitez pas à revenir vers moi. Belle journée à vous également !

  41. BéréniceDeClercq a dit:

    Bonjour, Je suis une jeune femme de 28 ans travaillant dans une école maternelle privée en Belgique depuis deux ans. Je suis philosophe, comédienne et animatrice à la base. J’ai été moi-même baignée par les pédagogies alternatives étant enfant. Mais depuis que j’ai commencé à travailler, je sens bien qu’il y a un endroit où je ne suis pas tout à fait en adéquation. Je suis tombée sur vos articles, vidéos etc. et cela m’a parlé et stimulé. J’ai prévu avec une amie et collègue de partie en France à Pâques à la rencontre de personnes et projets pédagogiques inspirants. Je voudrais savoir si ce serait possible de vous rencontrer. Voici mon email afin de fluidifier l’échange : berenice_27@hotmail.com. Bien à vous, Bérénice De Clercq

    • Bonsoir Bérénice, je suis heureuse de lire que le blog vous a donné de l’élan :)
      Comme vous vous en doutez, je ne peux malheureusement répondre aux demandes de rencontres individuelles.
      Belle continuation !

  42. Adeline M a dit:

    Bonjour, je suis une maman très intéressée par votre expérimentation et j’aimerai beaucoup pouvoir en discuter avec la maîtresse de ma fille qui est en PS mais je crains de la mettre en difficulté, de lui donner l’impression de remettre en question sa qualité d’enseignante. À vrai dire c’est une enseignante très chaleureuse et qui semble beaucoup aimer son métier et les enfants mais dont la classe fonctionne encore de manière traditionnelle. Quelle conseilleriez-vous de faire pour aborder le sujet avec elle?
    Par ailleurs j’ai une autre question: j’ai remarqué que les outils de langage sont en cursive alors que ma fille apprend les lettres « bâton », pourquoi? Si je lui présente des lettres en cursive, est-ce que je ne risque pas de lui compliquer les choses?
    De manière générale, si je commence à mettre en place des activités Montessori à la maison, est-ce que je dois laisser de côté les mathématiques et le langage pour ne pas entrer en concurrence avec l’école?
    Merci beaucoup pour votre travail et votre engagement, j’espère que tout cela portera ses fruits pour l’ensemble des écoles de tous les niveaux.

    • Chère Adeline, pardonnez-moi je manque de temps pour vous répondre, mais je suis certaine que vous trouverez réponses à vos questions sur le groupe Facebook Les lois naturelles de l’enfant. Des enseignants formidables qui se sont lancés dans l’aventure, répondent avec précision et bienveillance à ce genre de questions. Belle soirée à vous, et encore pardon de ne pouvoir vous aider pour le moment.

  43. Carine a dit:

    Bonjour Céline. Je voulais tout simplement vous remercier. Je pratique depuis quelques années des ateliers « de type Montessori » avec du matériel fabriqué à la maison mais bien qu’ayant envie de sauter à pieds joints dans un fonctionnement totalement (ou presque) libre de choix et surtout avec le matériel adéquat, je n’osais pas me lancer. Vos vidéos ont fait sens chez moi. J’avais du mal à voir comment commencer dans une école « normale » et votre blog a bien éclairé ma lanterne. Et grâce aux économies que j’ai pu réaliser cette année sur mon budget, je peux enfin investir dans le matériel nécessaire. Sans vos conseils je pense que je n’oserais pas me lancer. il me reste quelques mois avant cette nouvelle grande aventure, j’ai hâte! Merci beaucoup de partager votre expérience.

    • Merci Carine ! Nous vous souhaitons le meilleur dans votre cheminement ! Nous serons toujours à votre entière disposition en cas de besoin, d’informations supplémentaires, de réflexion, ou simplement de réconfort :) Excellent week-end à vous.

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